14 août 2015

vers la Kirghizie

 
Voici une version assez légère de notre blog au Kirghistan qui devait comporter 3456 pages - photos comprises.

Nous espérons pouvoir satisfaire nos lecteurs exigeants en leur offrant une version finalisée dans quelques heures - ça, c'est pas sûr.
A notre prochaine expédition nous choisirons un périple dans des pays avec wifi régulier,  partout: Luxembourg, Belgique, et à l'occasion peut-être un autre logiciel qui nous permettrait de préparer la maquette avant (sans Internet) puis de télécharger; on peut toujours rêver.



Arrivée au Kirghistan


Lundi 3 après le paradis perdu du canyon de Sharyn, direction le Kirghistan. Encore de nouveaux paysages : des petites montagnes, puis brusquement on débouche sur une large plaine fendue en son milieu par une grande brèche déchiquetée.

Comme beaucoup de gens du Kazakhstan, nous prenons des stoppeurs au bord de la route, chargés comme des mules. On s’entasse. A l’arrivée, traditionnellement, ils nous proposent un peu d’argent pour la course et une tasse de thé chez eux. Ils ont inventé bien avant nous le covoiturage.

Le passage au Kirghistan se fait sans encombre dans un tout petit poste frontière. Après la fermeture du poste (18h), on voit 2 des douaniers monter leur cheval « garé » à côté des autres voitures de fonction et partir à fond la caisse dans la plaine en poussant des grands cris.

KIRGHISTAN : de grandes étendues herbeuses, des petits villages, des chevaux, des chevaux, des moutons, quelques rares bergers à cheval ; beaucoup de ruches en « immeubles » posées sur des camions avec remorque : une autre forme de transhumance.
Sur le bord des routes on verra des dizaines de personnes vendant leur miel.

  voici des tumulus scythes, on a eu pitié de vous: vous n'en voyez que 2, en fait il y en avait toute une série.

Ma.4 : rive N de Yssy Kull.
Pétroglyphes de Cholpon Ata où le vendeur de ticket nous propose de passer la nuit. les petits enfants des ouvriers travaillant là nous promènent dans cette moraine immense qui descend jusqu'au lac.

Nous demandons aux enfants ce que le personnage de droite tient dans sa main...silence, réflexion, ils regardent attentivement la statue puis le plus grand, radieux nous répond "un trognon de pomme"!!! On a bien ri tous ensemble.
 
Des petits curieux nous ont demandé de leur parler de notre vie quotidienne dans le Defender: ici la salle de bain par temps frais: noter tous les détails ergonomiques; la salle de bain d'été (pratiquement la seule utilisée possède en plus un porte-savon (gouttière du Defender) où on oublie fréquemment le savon que nous retrouvons fidèle au poste à l'étape suivante. 



ceci n'est pas Bishkek mais un système d'installation de poteau.
déjeuner en route dans un petit resto asiatique.



Me 5 : Bishkek : capitale de 900 000 habitants. La ville est tracée au cordeau : routes perpendiculaires comme aux US mais toujours  pas d’indication de direction ; pour nous perdre un peu plus les rues (très rarement indiquées) ont 2 noms : l’un datant  de l’ex URSS, l’autre de 91 – un jeune homme habitant Bishkek et se proposant de nous aider est désolé car il ne connait pas le nom actuel de certaines  rues…

 magnifiques photos de Bishkek

C’est une ville agréable, les rues plus anciennes bordées de maisons sont rafraîchies par des arbres et des canaux où on peut laver son pare-brise, ses chaussures poussiéreuses.

Ville en pleine mutation, des quartiers avec des immeubles élevés, des centres commerciaux, des restaurants occidentaux  parfois luxueux côtoient les rues étroites aux trottoirs défoncés bordées de maisons cachées par une haute grille et de la végétation où on peut entendre parfois des poules.

Partout, (comme ce qui nous a déjà étonné à la campagne), on constate le problème du ramassage des ordures. En face de l’ambassade de l’Ouzbékistan, dans une rue calme et agréable, on peut voir un gros tas de sacs poubelles accumulés, éventrés. Mais devant les petits restaurants de rue il y a des containers mis à disposition, un progrès.
 
Comme pour  beaucoup de touristes, Bishkek est avant tout pour nous un lieu d’intense activité :
Demande de visa Tadjik (fait en 20 mn), Ouzbeck (après un RV tel, la queue puis une attente d’une semaine), Iranien (s’inscrire pour avoir un code : délai 1 mois, puis demande de visa : 2 à 3 jours en principe…si c’est accepté) On en profite pour fréquenter la laverie et rencontrer d’autres Français partis pour longtemps avec une association de protection de la nature et des animaux en particulier.
Ils vivent dans leur 4X4 depuis 1 an...

 

La M 41:

Pluie, froid…on cherche vite nos vêtements chauds rangés sur le toit, la route s’ouvre sur un immense plateau, des yourtes s’échelonnent tout le long: petits enfants emmitouflés, familles qui vendent leur fromage, chevaux. Passage par Otmok, ville ( !) qui rend hommage à Manas le célèbre conteur- symbole du pays  avec une statue et une porte monumentales.


non, ce n'est pas Pikes Peak..., c'est la M41 quand elle est encore civilisée!


En passant nous profitons d’une fête à cheval dans les collines où les cavaliers font de la lutte.
Nous repartons un peu plus chargés : une babouchka, un ado et 3 petits enfants qui repartent dans leur yourte à 12 km. J’abandonne ma magnifique boussole en plastique (merci Jean Claude et les Restos) à un des petits enfants qui l’admirait beaucoup. Elle est entre bonnes mains.
 
 
 

 

 
 

V. 7 Départ vers le sud,  le Tadjikistan pour profiter du visa obtenu rapidement et de la belle saison dans cette région aux sommets très élevés ( le vainqueur : pic Lénine 7134m). On reviendra à Bishkek dans 1 mois pour le visa iranien et profiter de la belle région Est du Kirghistan.
 
Soirée « en Italie » près de Toktogul, il ne manque que le Prosecco. Ces contrastes si rapides sont étonnants. Comme d’habitude, les cavaliers passent ( re-passent même un peu trop), nous saluent alors que nous pensions être seuls au monde.
 
 
 

 

 
Samedi 8 : toujours la M41 vers le col too-ashuu à 3200m. route très belle dans un paysage désertique. Tunnel de 2,3km sans éclairage, déconseillé aux cyclistes…

 


 

Dimanche 9 : on continue la M41 autour du lac retenue de barrage du même nom : aride, chaud, ça monte, descend sans rien pour accrocher notre intérêt. Mort.
 
Là, les photos sont tellement sinistres, qu'il vaut mieux ne pas les importer.
(ça tombe bien , on ne peut pas)
On rencontre des Français à vélo avec 2 enfants jeunes – quel souvenir garderont-ils de ce tour du lac aride sous le soleil, puis le tunnel très mal aéré de 2,3 km ?
On est un peu perdu avec la carte inexacte, on cherche un restaurant-  tous fermés : dimanche !
Surprise : Isabelle et Didier déjà vus à Nantes nous croisent sur la M41 : on s’échange des infos.
Ce sont des baroudeurs invétérés depuis 30 ans ; pour eux, le monde est familier comme notre banlieue  peut-être les retrouvera-t-on au Tadjikistan où ils iront également bientôt!
On quitte la M 41 pour viser le petit lac de Kysyl Köll.

 
Soirée dans un Kirghistan champêtre, c’est le moment des foins, du ramassage du maïs. Comme les parcelles sont petites, les gens (petits et grands) font la récolte à la main. Ils coupent les tiges, puis accroupis ou assis ils les regroupent en tas bien alignés et arrachent les épis. Lorsque le champ est débarrassé des chaumes, les vaches nettoient le reste.
 
On voit le village au loin, installés sur notre colline au soleil.



 
vers Kysyl Köll
 
Lundi 10 :  petite route qui devient rapidement une piste difficile à trouver vers le lac.
On la pensait déserte, en réalité c’est la vallée étroite d’une rivière/torrent qui est habitée presque sans discontinuer : encore une surprise. Au bout de 30 km, la piste devient vraiment bien ardue: toujours pas ce lac annoncé 25 km en aval. La piste est entre les 2 versants étroits avec des éboulis ; sur les rares parcelles de terre le long du torrent, quelques maisons.
Comment vivent les gens ? Comment se déroulent les saisons dans ce lieu si difficile ? quelques animaux domestiques se promènent – seuls les ânes sont nombreux ! Chacun semble vaquer à ses activités tranquillement, même les enfants semblent lents et peu bruyants, certains très jeunes conduisent leur âne.  
Un groupe de Kirghizes s’arrêtent pour déjeuner, on bavarde, ils nous invitent à partager leur repas : pain et pastèque, on leur offre le café. Ils nous déconseillent d’aller plus loin : encore 15 km sur une piste qui devient encore plus difficile pour apercevoir ce fameux lac. Alors ils nous montrent des photos d’eux, entre copains, au lac.
Nous expliquons notre voyage, l’un d’eux nous raconte que les Ouzbeks accueillent très mal les Kirghizes (il mime des coups de feu) mais que pour nous touristes, aucune crainte à avoir.

 
Rester passer l’après-midi (les Kirghizes nous ont montré les risques d’avalanche hors des parcelles habitées) ? Le temps se couvre, alors retour vers les grands espaces, on trouve un merveilleux endroit dans les collines à perte de vue ; belle promenade avant que Patrick s’amuse à faire une rotation des pneus (pour une usure équilibrée), un arc en ciel pour Guillaume et tous les amateurs, vent puissant qu’on entend de la montagne mais finalement toujours pas de pluie.

 
Mardi 11 :
On prend notre temps, des visiteurs viennent assez tôt puis on démarre vers Arsambolb.
On mange notre 1er plov ( à la santé d'Ayna et toute sa famille) dans un petit resto où un monsieur âgé très digne vient nous tenir compagnie. Il nous sert le thé : verse 1 tasse, la jette puis nous sert pour de bon, on partage le pain, on bavarde avec le dico et le guide de conversation. Bientôt son copain arrive et cache quelque chose sous la nappe : de la vodka. Il nous en propose dans notre tasse à thé, il est déçu mais nous sommes fermes – nous avions appris à l’avance « merci, je ne bois pas d’alcool »- ils boiront plusieurs tasses pendant la durée de notre repas, nous trinquerons avec eux avec le thé.


  le chemin (il est à droite pour les étourdis)
Arrivée à Arsambolb, un village étendu (comme d'habitude) vivant,  à flanc de montagne; au centre beaucoup de voitures garées n’importe comment, difficile de trouver « l’office du tourisme » mentionné par Lonely. On s'en passera. Lieu très religieux avec plusieurs lieux de dévotions : cascades, grottes.
Arslambob est fière d’avoir la plus grande forêt de noyers au monde ; ce serait Mahomet qui aurait donner une noix à ??? ce dernier serait venu la planter là, pensant que c’était le paradis terrestre. Nos hôtes hier nous expliquaient que c’était Alexandre le Grand qui était à l’origine de cette forêt. Enfin, cette année, pas de noix : trop de neige cet hiver. 
Les personnes de cette région sont très pratiquants et traditionnalistes, les femmes de tous les âges sont complètement couvertes ; c’est le moment de sortir la chemise et le pantalon. Pour le foulard, on attendra encore un peu.
 
 
Nous « fuyons » l’agitation désordonnée du centre ville au hasard d’une route qui devient une piste très très pentue et défoncée…que les camions chargés de tas de foin énormes descendent joyeusement avec en prime des jeunes grimpés sur le monticule sans peur des cahots ni des virages en pente…
 
Au détour d’un chemin, nous apercevons une femme à genoux devant une source, qui prie.
 
Le retour des foins se fera vers 21h, à la lueur des phares. Pas besoin de stage 4X4 pour eux !
la vie champêtre au temps de Tolstoï
Entre temps, au hasard de notre promenade, nous rencontrons un homme qui échange quelques mots puis nous propose le thé. On s’installe sous un noyer, il apporte nappe de PN, théière, pain et coussins pour le confort, tandis que ses enfants continuent le ramassage du foin à la main sous nos yeux, travail dans les champ comme Monet a pu voir et peindre.
Pour ce Kirghize, au temps de l’URSS, tout était plus simple : circulation libre des gens entre états satellites, pas de tension entre Ouzbeks et Kirghizes (la frontière est proche)
On se pose dans la campagne tout juste à l’écart du trajet des camions avec une vue sur le village en contrebas, les montagnes enneigées bien proches.
Le lendemain matin, nous découvrons que nous avions dormi au bord de la A13 : ruée des camions, 4X4, attelages surchargés de travailleurs hommes femmes avec tous les petits qui partent au foin à partir de 7h. Quand nous partirons vers 9h, les derniers qui montent croisent (mais si, c’est possible !)  les premiers camions qui descendent cette fois chargés de foin, le cycle continue.
Descente un peu stressante sur environ une heure car nous devons laisser monter les véhicules pratiquement en continue avec en plus les ânes conduits par des enfants (dont certains portants des faux), les chevaux, les familles à pied.
 


idée cadeau pour Noël: remarquez le canon astucieusement dissimulé par les fleurs

Arslambob sera pour nous un moment hors du temps, puissant et fascinant.
mercredi 12: notre visite l’après-midi à Ozgon nous fait reculer de quelques siècles encore , ancienne ville importante de la route de la soie : un beau minaret, 3 mausolées du XIe et XIIe construits en mosaïque de brique s’élèvent sur les anciens remparts au-dessus des toits en tôle de la ville actuelle. Des jeunes filles viennent s’entraîner à l’anglais avec les touristes de passage, j’en connais d’autres qui font cela à Versailles Rive Gauche !!

 
 


 







 

 
 
 

jeudi 13 : on quitte le petit âne qui a passé la soirée avec nous dans la campagne. Nous lui avons offert plusieurs bouquets de belles herbes de la part d'Emile, Ea, Daniel, Ayline , ? et ?
Nous rejoignons Osh (2e ville du pays, majorité ouzbèque)
2 nuits dans une guesthouse ombragée et qui a oui, oui, du wifi; changements de filtre à gas oïl et filtre à air, lessive, épilation...
échanges précieux avec d'autres touristes qui viennent du Tadjikistan. On range les Tshirts et on sort les pulls.
Les jeunes filles sont un peu moins habillées à l 'occidentale (pas de Zara, mais les jeans sont slims sous les T shirts colorés et brillants),  les femmes portent fréquemment un foulard. 

vendredi 14 : Nous allons visiter le bazar. large, aéré, les odeurs circulent lentement et se mêlent, une voix de femme récite quelque chose d'une voix monocorde. Il y a un lieu pour jouer au billard.
Nous faisons provision de fruits secs: 4 sortes de dattes, 5 sortes d'abricots secs: cela va égayer nos soirées glaciales au Tadjikistan.
Comme à Bishkek la capitale au nord du pays, les rues sont larges, ombragées, bordées par un petit canal où l'eau coule rapidement, par contre ici à Osh : poubelles placées régulièrement, tout est propre.


samedi 15 : on lève le camp, vous êtes tranquilles pendant un certain temps: pas de wifi prévu avant...

 
 



 









7 août 2015

que de pierres, que de pierres...de SAYRAM à SHARYM en passant par TANGALY

 
Arrêt  dans la petite ville animée de Sayram, ancienne ville commerciale avec ses jardins ombragés cachés par de hautes portes en ferronnerie, mosquée, mausolée. Devant les maisons on voit des disques de bouse de vache ( ?) que l’on fait sécher puis qui sont empilés : préparatifs pour l’hiver ? 
 
 
 
 
Le soir, on trouve le site archéologique d’Akurtas avec beaucoup de difficulté : c’est le site fouillé d’un ensemble du 8e s au  : une forteresse, un caravansérail, un lieu sur une colline pour observer les étoiles .., ce lieu est mis en valeur pour les visiteurs avec un musée énorme (et vide)….sans doute un des symbole de l’histoire de la nation kazakh, mais il est indiqué nulle part sur les routes.

Vendredi  31 au matin : le gardien du site et sa famille nous invite au petit déj

 
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Déjà, le massif du Zailiysky Alataou  apparait au loin depuis les plaines cultivées, couvert de neige par endroit : c’est notre frontière avec le Kirghistan.
Cela nous permet de nous perdre et d’entrer dans un petit village misérable à l’heure où les vaches et les juments rentrent seules à la ferme après leur journée dans l’immensité de la steppe désséchée.

Nuit avec comme toile de fond le massif aux teintes violettes.
 
Encore des check-points et des contrôles sur la route: on passe encore à travers les mailles du filet.
Famille d'une station service très sympathique…ils ne vendent pas de pain ?...Qu’à cela ne tienne : ils nous donnent un des leurs.
 
TANGALY  - TAMBALY ...: de nombreuses façons d'écrire son nom pour un  lieu unique.

Ce soir, nous nous installons dans un lieu qui sera peut-être le plus beau paysage que nous aurons l’occasion d’admirer : Tamgaly (patrimoine mondial). C’est un site rituel depuis 3000 ans au relief de douces collines à perte de vue dont nombre sont surmontées de cairns.

Un groupe de  chevaux en liberté s’écoule en silence vers un  but inconnu dans le soleil rasant. Magique !

 
C'est un garçon de 12/14 ans dans un hameau proche qui nous indique en anglais le chemin pour y accéder (site au patrimoine mondial avec 0 panneau...)
Dans un canyon (trouvé par hasard) se trouve une concentration de 4000 pétroglyphes dont les plus anciens datent du bronze. Nous ferons officiellement la visite le lendemain avec un guide.
 


    
 Les dessins sont souvent abimés (érosion), vite, vite, admirons-les pendant qu'il en est encore temps.
   

Le lendemain en repartant, quelqu'un au volant d'une magnifique Lexus 4X4 nous fait de grands signes : c'est le garçon de la veille, tout fier. Patrick en bave encore, on a bien rigolé tous les 3.


 ceci n'est pas une Lexus 4X4.

 

SHARYM:
nous rêvions d'arriver dans un lieu idyllique, verdoyant et frais au bord de la Sharym après la marche dans la chaleur du canyon.... 
 
 le voilà...
mais il nous a fallu bien choisir nos angles de prise de vue pour cacher les "paillotes" et autres yourtes en plastique, sans parler des bouteilles vides, emballages...
on a fui bien vite ce paradis perdu.

 

 un dresseur de faucon - activité traditionnelle de l'Asie centrale.
 



 à l'entrée d'une petite ville comme dans beaucoup d'autres : on rappelle les racines historiques.
 
 
 bilan de notre passage au KAZAKHSTAN (autorisation de 15 jours) : c'est un pays immense (9 fois la France) avec un quasi désert sur 2000 km ?? qui varie peu entre Aktaube et Shymkent - graminées et cailloux ou graminées et plantes épineuses… mais ces espaces sont passés au crible fin par vaches, moutons, chameaux qui semblent toujours trouver qq chose.
Ce pays est une porte vers les autres pays d’Asie centrale qui se « mérite » vue l’étendue du territoire. La présence du Syr Daria puis des rivières venant des montagnes-frontières entre Kazakhstan et Kirghizstan transforment ensuite le paysage vers le sud: plus agricole et riche d’un passé historique laissant des monuments, villes anciennes..

De nombreuses affiches vantent le dynamisme de chaque région ou ville ; le président est souvent représenté ; chaque ville ou village accueille ses visiteurs par de grandes portes triomphales décorées des symboles locaux souvent puisés dans l’histoire.

Il y a un effort évident fait par l’Etat pour améliorer les voies de communication, on en a subi les conséquences logiques. La seule route en très mauvais état mais en cours de rénovation complète a été notre premier et difficile contact avec le Kazakhstan : de la frontière à Urak’ls.

Sur les routes, les automobilistes respectueux du code  évitent égalitairement  petits enfants,  babouchka ou chameaux  qui traversent ainsi en sécurité une grande 2X2 en rase campagne ou en centre ville.

Police un peu trop présente sur les routes : check-points, contrôles au hasard en ville ou à la campagne, porte passager ouverte brutalement, menaces de contravention sans raison qui peut être réduit avec « petits arrangements entre amis ». Nous avons échappé aux contrôles approfondis, heureusement car je n’avais qu’un visa de transit de 5 jours – erreur de la douane- alors que nous sommes restés 2 semaines.

Contrôles aux frontières : RAS, facile, sympa. Nous gardons en mémoire les 2 douaniers du petit poste frontière qui repartent du travail ...à cheval (garés à côté des autres voitures de fonction), au galop dans la campagne, en poussant des grands cris.

Il y a un contraste effrayant entre la vie urbaine de la classe moyenne ou privilégiée, l’eau et l’argent coulant à flot et la vie de certains dans la campagne parfois sans ramassage des ordures et de corvée d’eau à la fontaine du village.

Dans les campagnes, certains semblent vivre de « petits boulots » : multitude de minuscules magasins identiques proches, vente de fruits, légumes, jus de fruits  des jardins au bord des routes.  

Il est très facile de bivouaquer au vu de l’immensité du pays ; nous avons évité les périphéries des villages ou villes terriblement démunies. Parfois un cavalier arrivait rapidement après notre installation : échanges de salut avec parfois des mots français : «  Zidane, Sarko,  d’où venez-vous, où allez-vous, belle voiture ! », sourires ou franche rigolade et il repartait.

Nous avons pu communiquer un minimum grâce à nos rudiments de russe, la gentillesse fréquente des gens ravis de nous rendre service ou de parler (ah, le thé des gardiens de musée ou d’Oxana.., ),  aux jeunes ravis de mettre en pratique leurs cours d’anglais pour traduire ensuite aux adultes.

direction Kirghizstan maintenant: on quitte le pays du pétrole, gaz et minerais pour le pays de l'eau.
les équilibres géopolitiques...


 

Patagonie - Terre de Feu

Pas d'itinéraire sur la carte pour vous montrer nos déplacements, le sud du continent est bien compliqué avec son découpage naturel des ...