19 novembre 2015

la TURQUIE, l'Europe ...la fin.(pour le moment)

Le passage de la frontière entre la Géorgie et la Turquie est une plaisanterie: 30 mn au total, après avoir quand même doublé une file impressionnante de camions.



 A la frontière: une mosquée (pas celle-ci, qu'on vous montre car elle a un design particulier).
Une autre mosquée sera le dernier bâtiment à notre sortie.
 
à défaut de vous montrer le magnifique monastère troglodyte de Sumela en rénovation et de toute façon invisible à cause du brouillard et du mauvais temps, voici un joli chemin qui y mène.

 La mer Noire presque jusqu’à Istanbul…  .

Paysages de rêve, soirées au clair de lune face à la mer …? 
Et bien non, des maisons, des immeubles, des usines, des casinos "Las Vegas"  s’empilent ou s’entassent entre la mer et la montagne toute proche.
Par ailleurs, il pleut,  il fait froid. Vite, on avance au rythme des essuie-glaces.

C’est le week-end des élections législatives : tous les  villages ou  les villes sont décorés comme pour une grande kermesse aux couleurs…du parti du Président.

Pour nous consoler de la traversée si rapide de la Turquie, nous faisons une pause à Istanbul que nous pensions juste traverser.
Byzance, Constantinople, Istanbul: symbole de voyages et d'échanges entre l'Orient et l'Occident


le bazar est également décoré des couleurs de l'AKP

une place du bazar


la Mosquée Bleue








Pour le trône, un tapis de pierres précieuses

vue des fenêtres de Sainte Sophie: au fond, la Mosquée Bleue

 
toujours Sainte Sophie, profil droit

 

les pavillons de Topkapi




voici la dernière image - point final de notre voyage: cette ville-musée  merveilleuse qui enjambe l'histoire et
unit l'Europe et l'Asie (on est épuisé par tant de lyrisme!)
 
Bulgarie, Serbie, Croatie 

 
en Serbie: pour les amateurs des chalets Jeujura

 
des noms aux consonances russes en Slovénie
 

galeries marchandes à Zagreb

 

 
pas de guide, on peut suggérer que ceci est la place...principale de Zagreb sans doute
 
 ...Slovénie ...Italie.

 
Que peut-on dire à la fin de notre voyage ? Quand repart-on ? !!

Comme nous l'explique une baroudeuse au long cours (!) : "en voyage nous devons nous adapter, et bien au retour, à nous de trouver de nouveaux repères"; heureusement il y a le sourire des petits et des grands, un petit  ventre qui s’arrondit, promesses d'autres projets - différents.

 
Des réflexions ou remarques en désordre:

- Un énorme regret : ne pas parler la langue. Notre connaissance très minimum du russe a facilité les  premiers contacts mais on reste sur notre faim d’un côté comme de l’autre.

- nos progrès énormes en mime : on peut presque tout dire!

- pendant notre voyage, le temps n'existait pas (pensions-nous): nous avancions à notre rythme. La réalité est un peu différente: nous avions les bornes dates-de-fin-de-visas qui nous ont "coincés" souvent. Dommage pour ces lieux si beaux où nous aurions aimé rester un peu plus: nous allons être obligés d'y retourner!

- Nous avons parcouru 25 000 km en 4 mois. Def est "comme neuf!"

- Nous avons emporté trop de choses: on vit sans problème (mais différemment ) avec ce qu'on trouve sur la route. Nous avons consommé très peu de viande, privilégiant les légumes parfumés avec des herbes. 

- On a un peu découvert la vie des routiers: wahoo! de la piste cassée, poussiéreuse venant de Chine aux attentes interminables aux postes frontières, quelle vie pendant des semaines.

- la rencontre avec des voyageurs étonnants : à vélo, en stop, ce ne sont pas des "rigolos" partis d'un coup de tête comme on en a rencontrés également. Les vrais sont partis depuis longtemps (2 depuis 4 ans, seuls), ils avancent au gré des rencontres, travaillant pour aller plus loin. Par exemple une jeune Belge seule qui pédalait sur les routes du Kirguistan venant de son pays. Ils sont clairs, racontent leur route, ce qu'ils y trouvent et savent aussi écouter. 

- Un souhait : ne pas arriver les mains vides dans un pays. Cela évite d'être trop "consommateurs  de beaux paysages" et puis, ça enclenche des relations plus réelles. Mais quoi ? à nous d’y réfléchir.
 
 L’accueil ou les gestes gentils ou le petit coup de main de nombreuses personnes ; ça aide lorsqu’on se sent (un peu) fragilisé en terre inconnue et ça nous remplit de respect pour ces personnes si éloignées et souvent démunies.
 
- la variété incroyable des paysages. Le Tadjikistan étant sans doute le plus contrasté: des plateaux lunaires à 4000m aux vallées étroites cultivées comme autrefois.

- le sentiment que certains pays sont des poudrières en équilibre politique précaire.

- L'importance du pain.  C'est la base de la nourriture, certains ne peuvent ajouter qu'une tasse de thé, un morceau de pastèque ou un fromage séché comme repas. Une personne travaillant à l'OMS  nous disait d'ailleurs que certaines évaluations OMS se faisaient avec l'unité "pain".


Pour copier le Routard et autre Lonely, voici notre page culturelle:

CUISINE

La recette des Lagman (http://www.anouveausurlaroute.fr/?p=1066)

Ingrédients :
600 g de farine
200mL d’eau
600 g de moutons ou de bœuf
100 g d’huile végétale
150 g d’oignons
100 g de carottes
200 g de poivrons
50 à 100 g de tomates
400 g de pommes de terre
30 g d’ail
30 g d’aneth
 
• Les pâtes
Mélanger farine et eau pour faire une pâte à laisser reposer une demi-heure.
Rouler la pâte pour en faire des fils d’un demi-centimètre de diamètre. Couper-les et les faire bouillir dans de l’eau salée. Après la cuisson, les égoutter et les rincer dans de l’eau froide et de l’huile.
• La préparation
Couper les oignons et les poivrons en morceaux. Faire revenir la viande coupée en petits morceaux avec les oignons dans l’huile végétale. Ensuite ajouter les carottes et les poivrons et laisser frire pendant 8 à 10 minutes. Ajouter alors les tomates et à la fin des pommes de terre et l’ail coupés. Assaisonner de sel et de poivre.
Enfin mélanger les pâtes et la préparation précédente puis parsemer le dessus du plat d’aneth avant de servir.
lagman
 


 
 
PLOV Kazakh, Turkmène, Ousbek... (pour 6 à 8 personnes) lisez le lien où j'ai trouvé une des recettes du plov: dépaysement garanti.  http://gastronomie.blog.lemonde.fr/2014/05/05/le-plov-de-gulzada/

700g de paleron de bœuf ou de collier d’agneau, découpés en cubes (1 à 2 cm)
80 ml d’huile végétale neutre (pépin de raisin, tournesol, ou olive légère)
2 gros oignons jaunes, émincés
4 carottes, pelées et râpées
3 gousses d’ail pelées et émincées
Sel, poivre du moulin
Paprika, cumin
2 feuilles de laurier
500g de riz blanc long
2 cébettes ou aillets
1 petit bouquet d’aneth, persil ou  coriandre

Dans une cocotte en fonte, sur feu très vif, faire chauffer l’huile, et faire rissoler l’oignon jusqu’à ce qu’il soit bien doré et odorant. Retirer de la cocotte et réserver. Dans la même huile, faire colorer les morceaux de viande en remuant bien. Saler, poivrer et ajouter une pincée de paprika (on peut aussi mettre un peu de cumin). Lorsque les morceaux sont bien caramélisés (« comme des petits morceaux de charbon » dit Gulzada), remettre l’oignon rissolé, puis les carottes râpées, l’ail, les feuilles de laurier et remuer. Ajouter 1 litre d’eau, porter à ébullition, baisser à nouveau le feu et laisser mijoter (à découvert) environ 30 minutes, jusqu’à ce que la viande soit bien tendre.
Pendant ce temps, rincer le riz à l’eau froide plusieurs fois, puis laisser tremper dans de l’eau froide bien salée pendant une quinzaine minutes (le rinçage du riz permet de retirer le surplus d’amidon, afin que les grains gonflent et se détachent bien). Egoutter.
Plov 3 ©Camille Labro
Plov en cours de cuisson

Ajouter le riz dans la cocotte avec deux ou trois bonnes pincées de sel. Remuer rapidement, reporter à ébullition puis baisser le feu à moyen. Laisser cuire à découvert jusqu’à ce que l’eau soit presque complètement évaporée. Baisser alors le feu au minimum, faire des trous dans le riz avec le manche d’une cuillère en bois, couvrir hermétiquement (si besoin, emballer le couvercle dans un torchon) et laisser mijoter environ 20-25 minutes, sans ouvrir, mais en tournant la cocotte d’un quart de tour de temps à autre pour que la chaleur soit répartie uniformément. Garnir de cébette ou aillet haché et des herbes ciselées, servir dans une assiette creuse, avec de la salade verte.

Plov 1 ©Camille Labro
 
 
MUSIQUE :
 
-> Yalla Shahrisabz  : cherchez sur youtube, c'est gentiment rétro mais le refrain colore nos souvenirs
 
-> Googoosha (nom de scène de Goulnara, fille du Président) / duo G.Depardieu (pour rigoler un peu)
 
 
LIVRES :

*Bride Stories (Kaoru Mori) Manga
 
*les cavaliers (Kessel)
 
* Omar Khayyâm:(XIe ):
 
Mon coeur m'a dit: "Je veux savoir, je veux connaître !
Instruis-moi, Khayyâm, toi qui as tant travaillé !"
J'ai prononcé la première lettre de l'alphabet, et mon cœur m'a dit :
"Maintenant, je sais. Un est le premier chiffre du nombre qui ne finit pas..."
 
....Si tu as greffé sur ton cœur la rose de l'Amour,
Ta vie n'a pas été inutile,
Ou bien si tu as cherché à entendre la voix d'Allah,
Ou bien encore si tu as brandi ta coupe en souriant au plaisir.


et voilà!   До свидания 
 
 
 
 


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31 octobre 2015

მიესალმები

Vous êtes un peu perdu? rendez-vous sur:
https://www.google.com/maps/d/edit?mid=zmJB2kdOUGfA.kOYCug4_FWwA&usp=sharing


Jeudi 15, vendredi 16 octobre: sur la route kazakhe vers le Manguistaou (SE du pays).
Météo : pluie, vent, brouillard, température en « légère » baisse.
Après  la mini canicule de la semaine (35° encore à Khiva), nous grattons les vitres au réveil.

pendant notre voyage, les vaches sont  des animaux assez désinvoltes, quittant leur rôle bovin.

Un 1er incident technique : dans la nuit froide et mouillée, sur une route nationale un peu fatiguée, notre Def remue curieusement : pneu éclaté. Effet plutôt spectaculaire heureusement que les amortisseurs et la terre ont compensé un peu.
Patrick s’amuse donc à changer la roue sous la pluie, éclairé par la lampe de poche. Le lendemain, sur 4 pattes, nous allons dans une petite ville à la recherche :
1)      d’un vendeur de pneu : ça sera au 1er étage, à côté de la cuisine, chez une dame
2)      d’une personne qui monte le pneu sur la jante.
Vite fait, bien fait et on repart.
 

Samedi 17 : Aktau, sa plage sur la Caspienne parsemée de plaques de béton en vrac, sa longue avenue aussi large que les Champs Élysées (devinez son nom ?... Non, pas Staline), ses maisons cossues construites en front de mer et qui peuvent être admirées de l’autre côté de l’avenue par les habitants de HLM très délabrés, ses restaurants occidentaux, la nouvelle boîte de nuit délirante et surtout  son hôtel chauffé avec un vrai lit, une vraie douche chaude et du wifi aussi rapide qu’un torrent au printemps. On passe.

 
Dimanche 18 : la région sud-ouest du Kazakstan : le Manguistaou : mausolées, cimetières-villes des 1001 nuits sur le plateau désert à perte de vue sauf quand le regard s’arrête sur la Caspienne.

Notre bonheur aujourd’hui : l’ensemble de Chaktak Ata : une mosquée souterraine Xe s. creusée dans la falaise (ex mer Caspienne qui est à 2 pas géologiques de là) surplombant un cimetière dont certaines sépultures datent de la même époque. Cette mosquée émouvante et superbe accueille toujours des pèlerins.


A partir d’un porche s’ouvrent 4 salles creusées dans la craie qui communiquent, simplement éclairées  par un puits creusé jusqu’au sommet de la falaise laissant la lumière se déverser. Des colonnes aux chapiteaux travaillés confortent les plafonds.

 

Dans le cimetière en contre-bas, différents types de sépultures sont visibles : le corps est enfoui dans la terre et recouvert de pierres avec 1 stèle verticale au pied et à la tête ; ou bien il est enfoui et entouré d’une barrière de pierres sèches ; ou encore, inhumé, recouvert d’une pierre plate, longue puis placé dans un petit bâtiment ouvragé (ce sont ces sépultures qui, rassemblées, donnent ces effets « ville des 1001 nuits » ; plus particulier au lieu : le corps est posé dans une alvéole creusée dans le calcaire de la falaise puis recouvert d’une pierre plate ; il y en a peut-être d’autres que nous n’avons pas pu remarquer.
Orientation des corps ? : Plutôt variable, d’après ce qu’il reste.
Vous ne trouvez pas que notre description ressemble à une page du guide Michelin ?(clin d’œil à quelqu’un) 





Sur le grand plateau qui hésite entre  la steppe et le désert, les chameaux et dromadaires sont tagués en caractères énormes avec en plus une étiquette autour du cou, tenue par une bande de tissu. Les frimeurs s’appellent C.K., d’autres plus modestes H.M…

 
C’est sans doute pour la même raison que l’immatriculation des voitures : plaque de taille normale plus l'immatriculation peinte en énormes caractères sur l’arrière des véhicules utilitaires (nous félicitons au passage – bien qu’avec retard - le fervent lecteur du blog, coopté exceptionnellement au « courrier des lectrices » pour sa remarque judicieuse concernant lesdites immatriculations. Oufff)

 

20 octobre au soir: frontière Kazakhstan-Russie. Adieu les derniers dromadaires et chameaux errant à la recherche de quelques végétaux.








c'est bon? vous avez votre over-dose de chameaux? Nous pas, mais on doit les quitter

 

on cherche encore...
 Pour la saison automne-hiver 2015, les douaniers kazakhes sont vêtus de manteaux jusqu'à mi- mollet en peau de mouton bleu-foncé parfaitement adaptés à la météo, leurs homologues russes arborent des vestes et pantalons doudounes couleur « treillis », complétés d'une chapka en astrakhan.
Nous les admirons au passage- rapide.
Le paysage change rapidement : des cultures apparaissent, des maisons se regroupent en villages désolés : rues en terre battue boueuse, pas d’éclairage.
passage de la Volga

1e ville russe : Astrakhan. La banlieue nous offre ses petites maisons  russes joliment peintes, avec des dentelles de bois qui encadrent les fenêtres. Pas le temps de s’arrêter. (visa de 2 jours pour plus de 800 km sur des routes dont on ignore l'état.)
Soudain les villages changent à nouveau, ils ressemblent cette fois aux villages d’Asie centrale : les mosquées se multiplient, les maisons sont protégées avec de hauts murs et des portes monumentales en fer forgé.  
Les artisans du métal présentent leurs ateliers tout au long de la rue d'un village; c’est d’ailleurs chez l’un d’eux que nous allons faire ressouder la galerie qui avait cassée.


 
Pas de rendez-vous : on arrive, échanges de salutations avec le patron musulman puis ses ouvriers qui admirent Def, on montre la galerie, quelques directives du patron et  les ouvriers s’activent aussitôt sans masque de protection, quelques photos pour le souvenir et on se quitte avec de grands sourires. Payer ? pas question répond le patron. Merci à cette belle équipe.

21 : nous arrivons dans les environs de la frontière Russie- Géorgie en début d’après-midi. Dans la campagne, les reliefs s’accentuent. On croise quelques chars russes le long de la route.

Tiens ! Beaucoup de camions garés, ils doivent faire leur pause .... ??



C’est le début du passage de la frontière à 5 km de là. Depuis les tensions/conflit entre la Russie et la Géorgie au sujet de la sécession de l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud ( 1992), il n’y a qu’un seul point de passage entre les 2 pays, rouvert en 2010. Il se trouve dans une vallée étroite, sur une route qui se poursuit ensuite vers la Turquie puis l’Europe. Les camions stagnent parfois plusieurs jours avant de passer que ce soit dans un sens ou dans l’autre.  Les véhicules de tourisme ont plus de chance, quant aux touristes, c’est encore mieux : on ne mettra finalement que 4h, croisant ensuite sur plusieurs km d’autres camions qui sont « stockés » par paquets sur cette route montagneuse, afin
de permettre une circulation plus aisée.
 
 
 


On découvre la Géorgie, au coucher du soleil : les Alpes avec les mêmes jolies stations touristiques et un large éventail d’hôtels qui nous permettra d’éviter une nouvelle nuit glaciale.














On constate de visu une des orientations économiques du pays : le tourisme. Toutes les personnes à qui on s’adresse parlent un minimum anglais. Les magasins, hôtels, restaurants offrent des prestations qui ressemblent beaucoup à ce qu’on trouve en France, à des prix d’ailleurs assez proches.

Ici on paie en lari. 1€ = 2,7 lari. un pain coûte 1 lari. 1l de diésel : 0,8 €
 

23 : sur la route, visite de la belle église de Ananuri. Étonnantes ces inscriptions très anciennes en écriture géorgienne gravées sur le mur de l’église. Nous retrouverons ça à Tbilisi et Mtskhta.

Cet alphabet particulier a été inventé au 5e siècle av JC, modifié au fil des siècles. Imaginez notre hésitation face à une carte au restaurant…



en Géorgie, les anges portent des chaussures à talon charmantes

24 : Tbilisi avec ses églises, monastères mais aussi ces belles maisons russes aux balcons de bois ouvragés alignées le long des rues tortueuses qui montent pour mieux redescendre, certaines transformées en hôtel de charme, d’autres devenues des ruines qui attendent des repreneurs. Partout où on regarde, nous pouvons à coup sûr tomber sur un clocher, il y a une seule mosquée dans la ville.  
certaines maisons "russes" sont parées de balcons typiques

Sinon, pour les lectrices toujours fidèles, pas de choc de culture : on trouve  vêtements et chaussures toutes marques, Subway, Mac Do, musique à flot partout…


 



tour digne du facteur Cheval dans un quartier bobo où l'église ne désemplit pas le samedi pour les mariages, la cérémonie ressemblant plutôt à une réception (sans boisson ni canapé!) où on bavarde, téléphone, écoute son baladeur...
Et pourtant…difficultés économiques depuis 92 où le modèle URSS est tombé ; un nombre important de personnes actives (près de 40% en 2009) doivent partir travailler en Russie, Turquie, Canada et USA ; la population diminue. La sécession de l'Abkhazie et de l'Ossétie du sud continue de miner les relations avec les Russes.
 
Le long du trottoir de notre quartier, populaire, les éventaires s’alignent qui débordent des caves à mi-niveau où on vend de tout, mais surtout des légumes, des herbes, des fruits et du fromage. Le soir on ne reconnait plus « notre » rue : les vendeurs ont disparu. Mais c’est ouvert 7 / 7, idem les magasins « européens », les salons de coiffure…
 

...truc à touristes, notre rue est bien plus belle et vraie mais nous n'osons pas photographier 
Dimanche 25 : à 20 km au N de Tbilisi : l’ancienne capitale du royaume jusqu’au 6e siècle, Mtskhta,


nous offre les richesses dépouillées de son  église construite entre le 6e et 7e siècle puis enrichie et ainsi que ses monastères. De nombreux visiteurs de tout âge, très pieux, accompagnés de popes.
 


Nous y assistons encore à une série de mariages, où le cadre se prête à de belles photos souvenirs.

 
 lundi 26 : vers l'ouest à Kutaïsi 2e ville du pays pour admirer d'autres monuments inscrits au patrimoine mondial.

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

17 octobre 2015

la caravane continue vers Chakhrisabz, Boukhara, Khiva...

Pour mieux voyager avec nous, enfilez vos baskets et allez ver:
https://www.google.com/maps/d/edit?mid=zmJB2kdOUGfA.kOYCug4_FWwA&usp=sharing
Ce n'est peut-être pas complètement mis à jour, le courageux informaticien s'étant trouvé une excuse : il est devenu une seconde fois papa.

7 octobre : Chakhrisabz : Tamerlan ne reconnaîtrait pas sa ville natale, au sud de Samarkand de l’autre côté des montagnes, Google non plus.




Ville en complète rénovation, il reste quelques chicots de vieilles maisons, cernées de grandes et larges avenues rythmées ( !) d’immeubles identiques et de futurs magasins à l’occidentale. Pour le reste : des tas de sable, des tas de pierres, des bulldozers, et déjà au milieu, un futur grand parc entourant ce qui reste du palais d’été de Tamerlan : une porte gigantesque couverte de céramique.
 
 
futur chêne bicentenaire du parc
     
Pour l'anecdote: nous téléphonons à un B&B pour réserver une chambre. La personne nous répond qu'elle est désolée mais que sa maison a été détruite. Nous imaginons qu'elle a un peu trop forcé sur les chachliks et qu'elle a brûlé sa maison dans la foulée (humour bof, d'accord).
On comprend mieux à l'arrivée: son quartier entier a été rasé.
..."toujours plus haut": ça donne le vertige
 
Aux abords de ces villes moyennes en mutation s’alignent des dizaines de maisons  individuelles strictement identiques et côte à côte.
Comment font les petits enfants pour désigner leur maison ?

 


le monument le plus ancien: 9e siècle- mausolée de Samoni (personnage mythique fondateur en Asie centrale)
Entrée d'un des bazars
 
8 octobre : Boukhara. Samarcande était superbe, Boukhara est belle. Capitale religieuse de l’Asie centrale, elle charme par ses mosquées, madrasa, bazars, palais, mausolées, caravansérail  qui se succèdent au détour d’une rue, d’une place ombragée, d’un canal et abritent des musées-magasins de souvenirs.
 
 
 



  

 
Facile: cherchez un élément bien rare dans l'art islamique...
 
 
 
  
 

Les édifices sont peut-être moins spectaculaires (quoique…) qu’à Samarcande (capitale de Tamerlan) mais cette ville est vivante, rafraichie  par ses muriers, ses bassins et les cris des enfants.
 
 
une jolie petite église sur une place de village, elle se trouve dans le quartier "vivant", nous y resterions bien de longues heures au soleil, à côté du petit chat



un de nos déjeuners: nappe en  faux adrass (synthétique et imprimé machine) .
 Pour manger -quelque soit le plat-  fourchette ou cuiller, jamais de couteau.
On retrouve cette vaisselle dans toute l'Asie centrale (retrouvez le motif de la fleur de coton)
à gauche : délicieux plat de légumes vapeur avec la branche d'aneth; à droite : le plov qu'on trouve dans TOUS les restaurants: riz + petits légumes + bœuf en petits cubes: ce peut être le meilleur ou le pire, mais ça cale et on sait le nommer!
On commande la quantité de pain que l'on souhaite : pas de gaspillage.
11 octobre : Khiva.



colorez le ciel en bleu foncé
Nous arrivons en fin d’après midi et nous pensons tomber par erreur dans un décor de film oriental. Une succession, superposition, accumulation d’édifices superbes blancs sur le ciel noir.

 

Personne dans les rues (les touristes dinent et les autochtones sont retournés dans leur maison, derrière…), monuments impeccables, pas de bruit, de mouvement pas même un détritus ou feuille morte qui pourrait voler: il n'y en a pas.

Mais que c’est beau !



 

 
 
 
 



cette tour n'a jamais été terminé


 

 



 

 
 
 




le bazar (= marché) pour les habitants de la ville, à la porte des remparts;  à l'intérieur impossible de trouver des fruits, légumes: que des restaurants.

Bilan de notre séjour au Ouzbekistan :

Voici nos impressions personnelles, « à chaud ». Nous sommes peut-être un peu fatigués du plov, des laghman ainsi que la salade tomate/concombre, merci d'en tenir compte en lisant ce bilan.
C’est un pays où on ne se sent pas libre et qui ne nous a pas charmés. C’est sans doute dû :

- à l’obligation de dormir dans des hôtels ou de se faire enregistrer à l’OVIR- ce qui n’était pas explicitement dit dans les infos voyageurs où on parlait d’une nuit sur 3 obligatoire en hôtel.
Ah! la question soupçonneuse (suspicieuse diraient certains) de l'employé de l'hôtel constatant que la nuit précédente ne s'était pas passée dans un autre établissement! Nous aimons beaucoup notre réponse brève qui fait rêver les groupies de Kerouac: "où étions-nous? on the road!"

- aux contrôles très fréquents pour tout le monde dans la partie Est jusqu’à Samarcande (ex Tashkent- Samarcande : 300 km, 10 check-points), moins  nombreux ensuite sauf aux points  stratégiques : ponts, grandes intersections, proximité de frontière…
Notre talisman : notre passeport avec les cartes d’enregistrement de tous les hôtels.

- le gas-oil est une préoccupation constante. Nous en étions informés, nous avions une réserve mais cela a limité, modifié nos déplacements car les stations sont réellement rares. Merci le marché noir, avec la crainte de tomber sur du diesel trafiqué.
A Boukhara, nous devions absolument trouver du diesel pour pouvoir partir. Des amis nous avaient conseillés les TIR: rien;  finalement nous nous sommes installés au resto routier d'un TIR, chacun prospectant de son côté. Patrick a trouvé un routier qui connaissait un routier qui avait un pote....qui a siphonné discrètement son camion de 30l de diesel, l'argent tombant directement dans sa poche. Et on a pu partir.

- La valeur de la monnaie officielle est surévaluée. Les touristes ne changeant pas au noir sont doublement pénalisés car les prix « dans la rue » sont calculés sur le cours officieux, cela peut aller jusqu’à 40% de plus et le change est fluctuant :
1 dollar fin septembre valait 3000 Soums  taux officiel, 4800 S au noir, le 10 octobre il vaut 5300S…

- dans les magasins pour touristes ou les restaurants, les prix  sont très rarement  indiqués. Dans les autres pays traversés, nous ne savions pas forcément ce que nous commandions mais les prix étaient clairs.

Aucun paysage ne nous a vraiment impressionnés, mais les villes-vitrines du pays : Samarcande, Boukhara, Khiva  sont magnifiques.
Cependant, les édifices historiques sont souvent transformés en magasins : difficile de visiter en prenant son temps quand on n’achète pas.

Nous râlons, mais nous avons également rencontrés des personnes très sympathiques (même les policiers) : des professionnels ou des personnes rencontrées au hasard sans oublier  Rustam  et sa famille (cousins par alliance) qui nous ont accueillis ou aidés avec gentillesse. Grâce à  eux tous, nous avons regardé ce pays différemment.
 
et c'est parti vers le SW du Kazakstan !
 
comme les vaches ukrainiennes, les chamelles rentrent à la ferme toutes seules, le lait servira à faire une boisson fermentée.

15 octobre : arrivée au Kazakstan puis la Russie le 21 et 22 puis la Géorgie....
quand trouverons-nous du wifi?

Patagonie - Terre de Feu

Pas d'itinéraire sur la carte pour vous montrer nos déplacements, le sud du continent est bien compliqué avec son découpage naturel des ...