7 août 2015

que de pierres, que de pierres...de SAYRAM à SHARYM en passant par TANGALY

 
Arrêt  dans la petite ville animée de Sayram, ancienne ville commerciale avec ses jardins ombragés cachés par de hautes portes en ferronnerie, mosquée, mausolée. Devant les maisons on voit des disques de bouse de vache ( ?) que l’on fait sécher puis qui sont empilés : préparatifs pour l’hiver ? 
 
 
 
 
Le soir, on trouve le site archéologique d’Akurtas avec beaucoup de difficulté : c’est le site fouillé d’un ensemble du 8e s au  : une forteresse, un caravansérail, un lieu sur une colline pour observer les étoiles .., ce lieu est mis en valeur pour les visiteurs avec un musée énorme (et vide)….sans doute un des symbole de l’histoire de la nation kazakh, mais il est indiqué nulle part sur les routes.

Vendredi  31 au matin : le gardien du site et sa famille nous invite au petit déj

 
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Déjà, le massif du Zailiysky Alataou  apparait au loin depuis les plaines cultivées, couvert de neige par endroit : c’est notre frontière avec le Kirghistan.
Cela nous permet de nous perdre et d’entrer dans un petit village misérable à l’heure où les vaches et les juments rentrent seules à la ferme après leur journée dans l’immensité de la steppe désséchée.

Nuit avec comme toile de fond le massif aux teintes violettes.
 
Encore des check-points et des contrôles sur la route: on passe encore à travers les mailles du filet.
Famille d'une station service très sympathique…ils ne vendent pas de pain ?...Qu’à cela ne tienne : ils nous donnent un des leurs.
 
TANGALY  - TAMBALY ...: de nombreuses façons d'écrire son nom pour un  lieu unique.

Ce soir, nous nous installons dans un lieu qui sera peut-être le plus beau paysage que nous aurons l’occasion d’admirer : Tamgaly (patrimoine mondial). C’est un site rituel depuis 3000 ans au relief de douces collines à perte de vue dont nombre sont surmontées de cairns.

Un groupe de  chevaux en liberté s’écoule en silence vers un  but inconnu dans le soleil rasant. Magique !

 
C'est un garçon de 12/14 ans dans un hameau proche qui nous indique en anglais le chemin pour y accéder (site au patrimoine mondial avec 0 panneau...)
Dans un canyon (trouvé par hasard) se trouve une concentration de 4000 pétroglyphes dont les plus anciens datent du bronze. Nous ferons officiellement la visite le lendemain avec un guide.
 


    
 Les dessins sont souvent abimés (érosion), vite, vite, admirons-les pendant qu'il en est encore temps.
   

Le lendemain en repartant, quelqu'un au volant d'une magnifique Lexus 4X4 nous fait de grands signes : c'est le garçon de la veille, tout fier. Patrick en bave encore, on a bien rigolé tous les 3.


 ceci n'est pas une Lexus 4X4.

 

SHARYM:
nous rêvions d'arriver dans un lieu idyllique, verdoyant et frais au bord de la Sharym après la marche dans la chaleur du canyon.... 
 
 le voilà...
mais il nous a fallu bien choisir nos angles de prise de vue pour cacher les "paillotes" et autres yourtes en plastique, sans parler des bouteilles vides, emballages...
on a fui bien vite ce paradis perdu.

 

 un dresseur de faucon - activité traditionnelle de l'Asie centrale.
 



 à l'entrée d'une petite ville comme dans beaucoup d'autres : on rappelle les racines historiques.
 
 
 bilan de notre passage au KAZAKHSTAN (autorisation de 15 jours) : c'est un pays immense (9 fois la France) avec un quasi désert sur 2000 km ?? qui varie peu entre Aktaube et Shymkent - graminées et cailloux ou graminées et plantes épineuses… mais ces espaces sont passés au crible fin par vaches, moutons, chameaux qui semblent toujours trouver qq chose.
Ce pays est une porte vers les autres pays d’Asie centrale qui se « mérite » vue l’étendue du territoire. La présence du Syr Daria puis des rivières venant des montagnes-frontières entre Kazakhstan et Kirghizstan transforment ensuite le paysage vers le sud: plus agricole et riche d’un passé historique laissant des monuments, villes anciennes..

De nombreuses affiches vantent le dynamisme de chaque région ou ville ; le président est souvent représenté ; chaque ville ou village accueille ses visiteurs par de grandes portes triomphales décorées des symboles locaux souvent puisés dans l’histoire.

Il y a un effort évident fait par l’Etat pour améliorer les voies de communication, on en a subi les conséquences logiques. La seule route en très mauvais état mais en cours de rénovation complète a été notre premier et difficile contact avec le Kazakhstan : de la frontière à Urak’ls.

Sur les routes, les automobilistes respectueux du code  évitent égalitairement  petits enfants,  babouchka ou chameaux  qui traversent ainsi en sécurité une grande 2X2 en rase campagne ou en centre ville.

Police un peu trop présente sur les routes : check-points, contrôles au hasard en ville ou à la campagne, porte passager ouverte brutalement, menaces de contravention sans raison qui peut être réduit avec « petits arrangements entre amis ». Nous avons échappé aux contrôles approfondis, heureusement car je n’avais qu’un visa de transit de 5 jours – erreur de la douane- alors que nous sommes restés 2 semaines.

Contrôles aux frontières : RAS, facile, sympa. Nous gardons en mémoire les 2 douaniers du petit poste frontière qui repartent du travail ...à cheval (garés à côté des autres voitures de fonction), au galop dans la campagne, en poussant des grands cris.

Il y a un contraste effrayant entre la vie urbaine de la classe moyenne ou privilégiée, l’eau et l’argent coulant à flot et la vie de certains dans la campagne parfois sans ramassage des ordures et de corvée d’eau à la fontaine du village.

Dans les campagnes, certains semblent vivre de « petits boulots » : multitude de minuscules magasins identiques proches, vente de fruits, légumes, jus de fruits  des jardins au bord des routes.  

Il est très facile de bivouaquer au vu de l’immensité du pays ; nous avons évité les périphéries des villages ou villes terriblement démunies. Parfois un cavalier arrivait rapidement après notre installation : échanges de salut avec parfois des mots français : «  Zidane, Sarko,  d’où venez-vous, où allez-vous, belle voiture ! », sourires ou franche rigolade et il repartait.

Nous avons pu communiquer un minimum grâce à nos rudiments de russe, la gentillesse fréquente des gens ravis de nous rendre service ou de parler (ah, le thé des gardiens de musée ou d’Oxana.., ),  aux jeunes ravis de mettre en pratique leurs cours d’anglais pour traduire ensuite aux adultes.

direction Kirghizstan maintenant: on quitte le pays du pétrole, gaz et minerais pour le pays de l'eau.
les équilibres géopolitiques...


 

3 commentaires:

syleva a dit…

vos contacts semblent bien riches c'est chouette, merci encore de nous les faire partager

Didier et Nicole a dit…

Les photos me font rêver de plus en plus !

Peter Vandevanter a dit…

magnifique

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